Répondre à : Les machines à calculer de Jean Perdrizet

#1266
vmonnier
Modérateur

Bonjour,

Si vous permettez, je vais apporter ma modeste contribution.
Cette machine est intéressante mais pas « révolutionnaire »

  • Les additionneurs à disques rotatifs verticaux existent depuis assez longtemps. On en trouve pas mal à partir de 1850, en particulier dans les brevets américains.
    Mais le premier à mon avis à l’avoir conceptualisé est Jacob-Isaac Pereire en 1750 (http://ami19.org/17-18thCentury/1750Pereire.html).
  • Le système de retenue à double came a été développé par Roth en 1840. C’est une géniale amélioration de la Pascaline, où l’énergie est emmagasinée, puis libérée d’un coup pour passer la retenue. L’intérêt est non seulement dans sa miniaturisation, mais aussi dans le fait que les retenues en cascade, avec ce principe, peuvent s’opérées quelque soit le nombre de retenues à faire. La machine peut avoir 50 chiffres au totalisateur, NO problem !!
  • Dans la machine de Perdrizet, la came arme la « dent » de retenue », qui est libérée d’un coup et en revenant à son état initial, fait avancer la roue de la décade immédiatement supérieure d’une unité.
  • Il y a double came car les roues d’inscription comportent 20 dents. Une came pour 10 dents = une retenue par tranche de 10 !
  • Pas certain qu’il y ait un système dédié à la multiplication. Ce n’est pas très clair. Perdrizet parle d’un levier … Mais bon. Il faudrait pouvoir lire le texte en entier.
  • Perdrizet a fait aussi les plans d’une machine à calculer électro-mécanique à contact intermittent ? UN peu un mélange de la machine circulaire de Roth, couplé à un système de type Braun, et décliné en version électrique ! Trop rigolo !

A suivre…

Valéry Monnier
http://www.arithmometre.org
http://www.ami19.org